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Le voyage des épices : de l'assiette au côlon

 

Pendant longtemps, les épices ont été considérées uniquement comme des aromates mais on sait aujourd'hui qu'elles participent à l'équilibre de notre microbiote. Elles ne sont donc pas à négliger dans le cadre d'une prise en charge micronutritionnelle. 

Ce dernier est un écosystème extrêmement dense, composé de plusieurs centaines d’espèces bactériennes et de milliers de milliards de micro-organismes.


Une partie des composés végétaux présents dans les épices — notamment les polyphénols et certains composés aromatiques — n’est pas totalement absorbée dans l’intestin grêle.
Ces molécules arrivent donc dans le côlon, où vivent les bactéries intestinales.
Elles deviennent alors des substrats métaboliques ( de la nourriture)  pour certaines bactéries ou interagissent avec elles. 

 

Comprendre et appliquer la micronutrition


Les mécanismes d'action des épices sur vos bactéries


Certaines molécules peuvent inhiber certaines bactéries et éviter la prolifération de bactéries ou de microbes néfastes. 


Plusieurs composés présents dans les épices possèdent des propriétés antimicrobiennes documentées.


Par exemple :
* l’eugénol du clou de girofle
* le cinnamaldéhyde de la cannelle
* le thymol du thym
* la capsaïcine du piment


Ces molécules peuvent limiter la croissance de bactéries problématiques et contribuer à modifier l’équilibre de l’écosystème intestinal.

Parallèlement, d'autres composés vont  favoriser des bactéries profitables à l'organisme. 

Elles vont donc améliorer la symbiose entre votre intestin et son microbiote notamment si vous vous êtes assurés préalablement que vos apports en zinc sont suffisants. 

Zoom sur les polyphénols 


Les polyphénols jouent un rôle important dans ces interactions.
Une grande partie des polyphénols alimentaires atteint le côlon, où ils sont transformés par le microbiote.
Certaines bactéries peuvent alors utiliser ces molécules comme substrat, ce qui peut favoriser leur croissance relative. 

Mais il peut également transformer les poyphénols en métabolites phénoliques plus simples. Ces derniers pourront ensuite être absorbés et optimiser certains effets biologiques favorables à la santé dans l'organisme. 

 

Comprendre et appliquer la micronutrition

Curcuma, gingembre, cannelle : des épices dont le bénéfice est bien étudié.  


Plusieurs épices ont fait l’objet d’études concernant leurs interactions avec le microbiote :
* le curcuma (curcumine)
* le gingembre (gingérols)
* la cannelle (cinnamaldéhyde)
* le piment (capsaïcine)
Ces molécules peuvent influence certaines populations bactériennes. Leur impact est modeste  car les épices sont  généralement consommées en petites quantités, mais il est cumulatif. 

Épices et fibres : le duo gagnant pour votre santé intestinale


Même si les épices peuvent interagir avec le microbiote, elles ne constituent pas la principale source d’énergie des bactéries intestinales.
Les fibres alimentaires fermentescibles restent les substrats majeurs du microbiote.
Ce sont elles qui permettent la production d’acides gras à chaîne courte comme :
* le butyrate
* l’acétate
* le propionate


Ces molécules jouent un rôle important dans la santé intestinale et métabolique.
Les épices participent  à la modulation du microbiote sous réserve que le contexte alimentaire global soit équilibré. 
Un microbiote qui reçoit suffisamment de fibres et une alimentation végétale diversifiée pourra tirer davantage parti de ces interactions.
À l’inverse, si l’alimentation est pauvre en fibres,  qu'une dysbiose est présente, l’impact des composés présents dans les épices restera limité.


Les épices ne sont pas seulement des aromates.
Leurs composés bioactifs peuvent interagir avec le microbiote intestinal, notamment grâce aux polyphénols et à d’autres molécules végétales complexes.
Cependant, leur effet doit être replacé dans une perspective plus large :
le microbiote reste avant tout un écosystème alimentaire, fortement influencé par la qualité globale de l’alimentation.
Les fibres alimentaires demeurent la principale source d’énergie des bactéries intestinales, tandis que les épices participent à la diversité des interactions entre alimentation et microbiote.

 

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