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Il existe plusieurs points d’entrée possibles lorsqu’on souhaite réaliser un bilan en micronutrition : l’observation des symptômes, l’analyse des tests biologiques ou encore l’étude de l’alimentation.

Fruit d’une dérive progressive, l’approche la plus couramment utilisée est aujourd’hui celle qui s’appuie sur les symptômes — alors qu’à l’origine, l’assiette était considérée comme le socle fondamental.

 Ce glissement s’explique : cette pratique a été largement développée et diffusée par des professionnels de santé non diététiciens — médecins, infirmiers, pharmaciens ou encore laboratoires. Leur formation initiale les a naturellement orientés vers l’écoute des plaintes, l’identification des signes cliniques et la recherche de solutions rapides. 

Dans cette logique, les réponses consistent souvent en la proposition de compléments alimentaires, de protocoles standardisés, ou encore de bilans biologiques, pour des situations comme la fatigue, les troubles du sommeil, les douleurs articulaires, les difficultés digestives ou le stress chronique.

Cette approche a sa cohérence et sa valeur, mais elle présente une limite majeure : les symptômes sont des signaux tardifs. L’organisme dispose en effet de remarquables capacités de compensation. Tant que celles-ci fonctionnent, les déséquilibres restent silencieux. Mais lorsque des manifestations cliniques ou biologiques apparaissent, cela signifie déjà que ces mécanismes ont été dépassés. 

On entre alors dans une logique curative, alors même que la vocation première de la micronutrition est la prévention et le soutien du terrain.

De plus, chaque individu étant unique, les déficits nutritionnels ne suivent pas une progression linéaire mais fonctionnent en cascade. Un déséquilibre peut perturber un processus d’absorption ou ralentir un métabolisme, favorisant indirectement d’autres déficits. Certains restent d’ailleurs invisibles, masqués par ces interactions complexes.

Exemple : un déficit en magnésium peut réduire l’efficacité de la vitamine D et de la vitamine B6, dont il est un cofacteur indispensable. Cette carence initiale compromet progressivement la fixation du calcium, ce qui peut aggraver à terme un déficit osseux ou musculaire. Pourtant, les premiers signes — fatigue, irritabilité, crampes — demeurent souvent discrets, banalisés ou attribués à d’autres causes, retardant l’identification du problème réel.

Et comme je le précise souvent, si on ne connaît pas les aliments, on ne peut pas faire ce travail;  Et connaître les aliments, ce n’est pas seulement savoir qu’il y a de la B9 dans les légumes verts. C’est aussi savoir combien il en faut pour couvrir réellement les besoins. 
Selon vous, quelle place devrait-on redonner à l’alimentation dans l’évaluation en micronutrition et quel doit être la place du diététicien dans cette démarche?

 

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