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Surpoids : déficit énergétique, une réalité clinique souvent esquivée

Par crainte d’indisposer  les patients ou de favoriser d’éventuels troubles alimentaires,  une réalité physiologique élémentaire est de plus en plus édulcorée, voire passée sous silence : 

On ne perd pas de poids sans déficit énergétique.


Dans la majorité des cas, les personnes qui prennent du poids ne présentent aucune pathologie sous-jacente. Elles accumulent un surplus énergétique chronique, faible mais durable, installé sur des mois ou des année


Les mécanismes de la prise de poids sont certes complexes, multifactoriels, nul ne le conteste.  Mais reconnaître cette complexité ne dispense pas d’annoncer  clairement la condition nécessaire à la perte de masse grasse : les apports énergétiques doivent être inférieurs aux besoins.
Quelle que soit la méthode employée, tout le reste n’est qu’une stratégie pour créer, ou contourner,ce déficit.


Causes de la prise de poids chez la majorité des patients 

 

Un surplus calorique chronique

En dehors des pathologies spécifiques et des troubles du comportement alimentaire, qui concernent une minorité des patients, les causes principales  de la prise de poids sont les suivantes :

  • Un léger surplus calorique chronique
  • une alimentation légèrement trop riche par rapport aux besoins ;  
  • quelques dizaines à quelques centaines de  calories en trop chaque jour ;  
  • un excès souvent non perçu, non intentionnel.  


Ce surplus modéré, répété quotidiennement, conduit mécaniquement au surpoids, puis parfois à l’obésité.


Une baisse progressive des dépenses énergétiques quotidienne

La prise de poids ne résulte pas uniquement de l’alimentation.  La vie moderne supprime progressivement l’activité physique du quotidien :

  • on marche moins,  
  • on s’assoit davantage,  
  • on automatise les tâches,  
  • on réduit les mouvements spontanés.  


Il ne s’agit pas de sport, mais d’activité physique non intentionnelle, dont la diminution peut représenter plusieurs centaines de kilocalories par jour.


La perte de masse musculaire

À cette baisse des dépenses s’ajoute la perte de masse musculaire liée :

  •  à l’âge,  
  • à la sédentarité,  
  • à certaines périodes de vie (ménopause, arrêt d’une activité sportive).  


Le muscle étant métaboliquement actif, les besoins énergétiques diminuent. 

 Manger comme avant devient mécaniquement trop.
 

La surconsommation liée à l'environnement alimentaire:

Et le dernier point et non des moindre est liés aux stimulations permanentes qui nous entourent. Des aliments

  • omniprésents,  
  • transformés,  
  • à forte densité énergétique,  
  • proposant une hyperstimulation sensorielle.  
     

L’environnement alimentaire  favorise la surconsommation et brouille les signaux de faim et de satiété.  Mais ne pas pointer  l’excès calorique qu’ils induisent  revient à priver le patient d’un levier d’action fondamental.

Surpoids : le renoncement à la pédagogie


À force d’éviter les notions jugées inconfortables, on a cessé d’expliquer aux patients pourquoi ils ne maigrissent pas.
Le résultat est prévisible :  beaucoup  de patients imprégnés du discours ambiant sont convaincus que :

  • manger « un peu plus équilibré »,  
  • ou marcher occasionnellement sur un tapis,  

suffirait à corriger un déséquilibre énergétique installé depuis dix, vingt ou trente ans.
Ce n’est pas de la bienveillance.  C’est une mystification thérapeutique.

 

Rééquilibrage alimentaire et déficit énergétique


Un rééquilibrage alimentaire sans déficit énergétique peut :

  • améliorer le statut nutritionnel,  
  • améliorer la santé métabolique,  
  • améliorer le bien-être global.  
    Mais seul,  Il ne fera pas perdre du poids si le problème des quantités n'est jamais abordé. 
    Faire croire l’inverse, même avec de bonnes intentions, revient à vendre une promesse intenable.

 

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