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Former les soignants à la nutrition est une nécessité clinique


La formation en nutrition pour les soignants permet d'intégrer la nutrition ( macro et micro ) au cœur de la stratégie thérapeutique.


Pourquoi former les professionnels de santé à la nutrition est  fondamental?

On ne peut pas soigner durablement en ignorant ce que le patient mange chaque jour.


La majorité des pathologies chroniques prises en charge aujourd’hui, 

  • troubles métaboliques, 
  • inflammatoires, 
  • digestifs, 
  • hormonaux 
  • ou fatigue persistante, 

évoluent sur un terrain biologique fortement influencé par l’alimentation. 

Faire l’impasse sur la nutrition dans le parcours de soin revient souvent à traiter les conséquences sans agir sur les causes ni sur les facteurs qui entretiennent la pathologie.


Former les professionnels du soin à la nutrition n’est donc ni une option, ni une spécialisation de confort. C’est une compétence socle, indispensable à une prise en charge plus efficace.  On constate également que quand les professionnels  comprennent ce qu'est la nutrition, ils deviennent plus ouvert à des prises en charge pluridisciplinaires.  

La nutrition ne « guérit » pas tout, mais elle conditionne largement la capacité de l’organisme à répondre aux traitements, à récupérer et à retrouver un équilibre fonctionnel.

Repérer les déséquilibres alimentaires : un rôle clé du professionnel de santé


Il n’est pas nécessaire d’être expert en nutrition pour identifier des signaux d’alerte pertinents. En quelques minutes, une anamnèse alimentaire simple et ciblée permet souvent de repérer :

  • des apports macronutritionnels déséquilibrés (glucides, lipides, protéines), 
  • des déficits, voire des carences micronutritionnelles probables,  
  • une consommation excessive d’aliments ultra-transformés,  
  • une désorganisation des rythmes alimentaires.  
     

La nutrition ne se résume pas à l’apport calorique. 

 

Elle repose à la fois sur la macronutrition et la micronutrition, cette dernière jouant un rôle fondamental 

  • dans la production d’énergie,
  •  la régulation de l’inflammation, 
  • l’immunité,
  •  la neurotransmission
  •  et les mécanismes enzymatiques. 

 

 De nombreux déséquilibres peuvent être suspectés cliniquement, sans recourir systématiquement à des analyses biologiques, simplement par l’écoute, l’observation et le questionnement structuré.

Réaliser une anamnèse micronutritionnelle.


Cette première lecture est essentielle. Elle permet soit d’initier des ajustements simples, peu chronophages et compatibles avec le cadre de la consultation, soit d’orienter le patient vers le professionnel le plus compétent lorsque la situation le nécessite, notamment le diététicien.
Se former à la nutrition, ce n’est pas sortir de son rôle : c’est au contraire mieux l’assumer.

Nutrition et santé publique : un enjeu de prévention majeure

La santé repose sur des fondations biologiques. Le fonctionnement optimal de l’organisme — et donc ses capacités de réparation, d’adaptation et de régulation — dépend directement de la disponibilité des nutriments nécessaires à ses fonctions vitales.
Envisager de traiter une pathologie sans s’assurer que ces bases sont solides, c’est ignorer les mécanismes mêmes de l’homéostasie. Un organisme carencé ou métaboliquement déséquilibré répondra moins bien aux traitements, récupérera plus lentement et présentera un risque accru de chronicisation.


C’est un peu comme vouloir repeindre les murs d’une maison alors que le toit fuit. L’intervention peut améliorer temporairement l’apparence, mais tant que la cause structurelle n’est pas traitée, la dégradation se poursuit. L’intention thérapeutique est juste, mais le problème de fond demeure.

Le devoir de conseil : décharger le patient du diagnostic nutritionnel


Identifier des déséquilibres nutritionnels et décoder leur impact sur la santé n’est pas de la responsabilité du patient, mais relève d'une expertise clinique. Ce dernier ne dispose ni des connaissances physiologiques, ni du recul nécessaire pour lier ses habitudes alimentaires à ses symptômes ou à ses risques futurs.


S’abstenir d’alerter un patient sur un déséquilibre flagrant, c’est le laisser porter seul une charge diagnostique qui ne lui revient pas. C’est également le condamner à une succession de soins symptomatiques sans jamais traiter le terrain biologique sous-jacent. Le professionnel de santé doit donc reprendre sa place au centre de ce dispositif : il est le seul garant du repérage, de l'information et d'une orientation thérapeutique cohérente.


Vers une santé intégrative : la nutrition comme pilier du système de soins


Au-delà de la prise en charge individuelle, la montée en compétences des soignants en nutrition est un impératif de santé publique. C'est l'un des leviers les plus puissants pour freiner l'explosion des pathologies chroniques, limiter la polymédication et restaurer une qualité de vie durable. 

En intégrant la nutrition au cœur de leur pratique, les professionnels de santé ne se contentent pas de soigner : ils bâtissent une organisation de santé plus efficiente, plus préventive et, enfin, pleinement respectueuse du fonctionnement biologique humain.


** Glossaire :** * Une cytokine pro-inflammatoire est un messager chimique produit par le corps. En cas d'agression, ces cytokines activent le système immunitaire. Dans l'obésité, leur production continue maintient le corps dans un état d'alerte permanent (inflammation chronique).
#Santé #Obésité #Inflammation #Micronutrition #SoinIntégral
 

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